Geekopolis 2013 – Atelier d’écriture

Lors de la convention Geekopolis qui a eu lieu les samedi 25 mai et dimanche 26 mai, un atelier d’écriture a été organisé par l’association Présences d’Esprits qui essaie de rassembler des amateurs de science-fiction, de fantastique et de fantasy de tous horizons (sic).

Le but de cet atelier était d’écrire, en une heure, une scène tournant autour d’au moins un des thèmes suivants :

– Potée de haricots magiques et chorizo fumant,

– Mal de l’espace et trou de ver,

– La licorne est enragée.

Au cours de l’écriture, les organisateurs demandaient au hasard un nom d’objet à un des participants. Cet objet devait ensuite être intégré dans l’histoire. Ce qui a donné : gourdin, paire de lunettes, épée, pomme et serpillère.

Ce qui va suivre est la courte scène que j’ai écrite durant cet atelier. Il faut savoir que pour ce faire, j’ai repris en partie une idée d’histoire qui me trottait dans la tête depuis un petit moment.

***

Samia et Marius s’éloignaient lentement de leur planète d’origine. Pour atteindre le lieu de la mission qui leur avait été confiée, ils n’avaient pas d’autre choix que d’utiliser plusieurs passages. Marius appréhendait déjà la manœuvre qui allait suivre.

– Pourquoi faut-il toujours que la fédération nous envoie en mission aux confins de l’univers ?

– Parce que c’est là que sont les planètes inexplorées, frangin. C’est notre boulot, je te rappelle : explorer. Et nous ne sommes pas mal payés, c’est déjà ça.

– Ils devraient plutôt investir dans la recherche et le développement, au mieux pour trouver une autre méthode de transports que les trous de ver, au pire pour trouver de quoi en annuler les effets indésirables.

Il rehaussa ses lunettes avec une grimace, se disant qu’après de nombreux siècles de progrès technologiques, les humains étaient toujours incapables de fabriquer des lunettes qui tenaient correctement sur le nez. Cette pensée lui fit soudainement douter des réelles compétences de ses confrères ingénieurs.

Samia souffla d’exaspération, tandis qu’elle faisait l’inventaire de son armement. Elle eut un petit sourire en constatant que ses chouchous, le gourdin rétractable et le sabre ionique, étaient bien rangés à leurs places.

Elle prêta à nouveau son attention à son frère.

– À chaque mission, c’est pareil ! Tu râles, on passe quand même, tu vomis un bon coup, après ça va mieux et tu oublies. Allez courage !

Marius fit la moue. Mais sans le reconnaître, il se dit que sa sœur avait sûrement raison, comme toujours. Il enclencha la procédure, définit la destination. Son ordinateur de bord prit le temps de calculer la trajectoire, opération qui avait tendance à rendre le jeune scientifique nerveux. Puis, l’ordinateur eut fini de calculer et le déplacement se fit aussi soudainement que d’habitude. Dès l’arrêt, comme à l’accoutumée, Marius ne put s’empêcher de vomir.

Samia le charria :

– Je te l’avais bien dit. Allez, prends une pomme dans la réserve, ça te requinquera !

– Non merci, je n’ai pas très faim là.

– Mange ! Et après tu passeras la serpillère, tu seras gentil !

Posted in Concours et ateliers d'écriture | Écrire un commentaire

La vraie nature des contes

Bonjour à toutes et à tous.

Aujourd’hui, 20 décembre 2012 (veille de la soi-disant fin du monde), nous célébrons le 200ème anniversaire des contes de Grimm. Tout le monde connait leurs œuvres évidemment, du moins en partie. Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige, La Belle au Bois Dormant, Cendrillon, Hansel et Gretel, etc. Il y en a trop pour tous les citer.

Il y a cependant certaines choses à savoir sur ces contes, la première étant que certains de ceux cités ci-dessus – et bien d’autres encore – sont des adaptations ou des reprises de contes et légendes déjà existants. La deuxième, plus importante, est la réelle maturité des contes. En effet, si certains ont été popularisés en tant qu’histoires enfantines et niaises par les livres, dessins animés et films pour enfants, il faut savoir que la plupart étaient à l’origine sombres voire horribles.

Le manichéisme extrême

Il est tout à fait compréhensible que ces histoires fussent édulcorées pour ne pas choquer les enfants. En effet, que serait le monde si tous les enfants apprenaient que les demi-sœurs de Cendrillon finissent toutes deux avec les yeux crevés par des colombes lors du mariage : « Le jour des noces de Cendrillon avec le fils du roi, à l’heure de la cérémonie, arrivèrent les deux sœurs pour l’accabler de flatteries et de doux compliments, car elles voulaient s’insinuer dans ses bonnes grâces et avoir part à son bonheur. Le cortège gagnait l’église derrière les fiancés, et la sœur aînée marchait à droite de Cendrillon, la cadette à sa gauche : alors la colombe de droite et le colombe de gauche leur piquèrent à chacune un œil. A la sortie de l’église, par contre, l’aînée marchait à gauche de Cendrillon et la cadette à droite; alors les deux colombes leur piquèrent à chacune l’autre œil. Et c’est ainsi que, par la cécité jusqu’à leur dernier jour, elles ont été punies de leur méchanceté et de leur fausseté« . Ou encore la condamnation de la méchante reine dans Blanche-Neige : « il lui fallut chausser ces pantoufles rougies au feu et danser avec, elle fut condamnée à danser jusqu’à ce qu’elle eût les pieds consumés et tombât roide morte« .

À l’inverse, on peut trouver un conte – très très court – intitulé « La Mort la plus douce pour les criminels« . Le titre est assez morbide et pourtant, à sa lecture, il ne s’agit ni plus ni moins que l’histoire d’un criminel assez malin pour tourner à son avantage la clémence du prince qui le condamne à mort.

La simplicité est la sophistication suprême (Léonard de Vinci)

Mais mon préféré reste sûrement « Histoire de celui qui s’en alla apprendre la peur » qui narre l’histoire d’un homme trop simplet pour avoir peur – car il n’en comprend pas le principe – mais qui cherche à tout prix à connaître ce sentiment. La fin est tout simplement amusante, ironique quand on la compare avec le reste du conte, et change radicalement du cliché habituel – « et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps ». Globalement, ce conte-ci est une vraie leçon de vie et exploite bien le côté exceptionnel d’un personnage qui est juste plus simple que les autres. C’est d’ailleurs cette simplicité qui lui permet de progresser.

Un autre conte qui utilise bien cet aspect-là : Le Vaillant Petit Tailleur. Là encore, on a affaire à un personnage qui va vivre de grandes aventures et changer radicalement de mode de vie grâce à un évènement banal : tuer 7 mouches d’un coup. Un exploit qu’il arborera fièrement sur une ceinture par cette simple expression : « Sept d’un coup » ! Ce conte joue essentiellement sur l’imagination des personnages que rencontrera le protagoniste qui verront en lui quelqu’un d’exceptionnel.

Le point commun à ces deux contes est l’accent mis sur la différence de perception concernant des choses banales, entre une personne exceptionnelle par sa simplicité et les gens dits normaux. Un point hélas trop souvent délaissé de nos jours mais qui fait preuve d’une philosophie et d’une maturité exemplaires.

Les contes d’ailleurs

Nous connaissons chez nous les contes européens. Ceux de Perrault et de Grimm principalement. Mais on peut s’intéresser à d’autres contes. Je me souviens qu’au collège, une professeure de français a eu la bonne idée – je l’en remercie – de nous faire lire des contes d’origines diverses : Afrique, Chine, Inde, etc… Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler du film d’animation Kirikou et la sorcière. Il s’agit en fait de l’adaptation d’un conte Éthiopien. Il est à noter qu’il sort agréablement de notre perception du conte – prince, princesse, sorcière-qui-meurt-à-la-fin-tellement-elle-est-trop-méchante-pour-mériter-de-vivre, etc.

Je me souviens d’un conte chinois cherchant à expliquer pourquoi la mer est salée. Il reprend cependant une notion très ancienne, que très peu aujourd’hui connaissent, à savoir les épices comme monnaie d’échange – en l’occurrence le sel. À titre d’information, c’est d’ailleurs de l’utilisation des épices comme monnaie que l’on tient le mot « espèces » utilisé aujourd’hui.

Quelques conseils de lecture

Les contes qui existent sont bien trop nombreux pour tous les aborder en un seul article. C’est pourquoi je vous invite à lire de temps en temps les contes tels qu’ils étaient à l’origine. Relisez donc les contes de Grimm (dont la plupart sont disponibles sur Wikisource, ici). Beaucoup valent vraiment la lecture. Certains vous donneront une meilleure vision des choses, d’autres vous donneront simplement une impression de déjà vu – c’est normal.

Consacrez aussi un peu de temps aux contes d’ailleurs qui apporteront du sang neuf à votre imagination. Et éventuellement, vous pouvez jeter un œil sur les contes grivois de La Fontaine – connu pour ses fables, moins pour ses contes – si vous êtes en âge de les apprécier.

Je vous laisse, lisez tant que vous le pouvez, et je vous dis à bientôt.

Watchinofoye

Posted in La chronique littéraire | Un commentaire

Qu’est-ce que le steampunk ?

Bonjour à toutes et à tous.

Une bonne fois pour toutes, qu’est-ce que le steampunk ? Il semble important d’y répondre pour que certaines personnes cessent de se l’approprier sans savoir de quoi il s’agit.

Je pense notamment à ces gens qui croient encore qu’il suffit de coller des engrenages sur un objet pour que ce soit Steampunk.

Tout d’abord, il faut savoir que cette appellation, signifiant littéralement « punk à vapeur », est à l’origine une simple boutade de l’écrivain K. W. Jeter, par allusion à un autre sous-genre de la science-fiction : le cyberpunk – mot-valise composé de « cyber », pour cybernétique, et « punk », du mouvement qui se révolte contre les valeurs établies.

Ce sous-genre qu’est le steampunk fait référence à plusieurs choses.

La révolution industrielle ou époque victorienne

La révolution industrielle porte bien son nom puisque, depuis ses débuts marqués par la Renaissance, elle a donné lieu aux plus grandes découvertes de l’histoire de la science et de la technologie. Le tout souvent plus ou moins inspiré du savoir apporté à l’Europe par les chinois. On parle réellement de révolution puisque c’est avec cette période que l’on a su poser des bases élémentaires utilisées encore aujourd’hui et qui ont énormément changé la face du monde (rien à voir avec la révolution selon Apple donc). Mais c’est aussi avec la révolution industrielle qu’est né le principe du brevet (là, en revanche, on retrouve Apple).

Mais pour en revenir au steampunk, il évoque l’apogée de la révolution industrielle, qui se situe au cours de la majeure partie du XIXème siècle, aussi communément appelée « époque victorienne », du nom de la reine Victoria 1ère du nom qui a régné de 1837 à 1901 (et qui apparemment avait de bien jolies rondeurs). C’est au cours de cette période que s’est développée, entre autres, la machine à vapeur.

Punk à vapeur mais pas seulement

Le nom évoque surtout le concept de machine à vapeur. En chauffant l’eau, nous obtenons de la vapeur que nous maintenons sous pression. En la libérant, nous pouvons générer une force. À partir de ce principe et de la mécanique de l’époque, différentes machines asservies ont pu assister voire remplacer l’homme dans des tâches fastidieuses.

Mais l’époque victorienne, c’est également l’époque de l’électricité, puisque la machine à vapeur et l’électricité ont été découvertes à peu près au même moment. Néanmoins, les effets et utilisations pratiques de l’électricité étant encore assez mal connus, la vapeur a finalement été privilégiée.

Une époque d’élégance mais aussi d’hautaineté (ce mot est vieilli mais colle bien au thème)

L’époque victorienne, c’est aussi un style vestimentaire très particulier, évoquant une certaine classe. Attention cependant : par classe, j’entends classe sociale. En effet, les styles vestimentaires creusaient davantage le fossé entre les différentes classes sociales. Prenez par exemple le Titanic (même le film, ça ira très bien). Les styles vestimentaires varient en fonction de la classe où vous vous trouvez, et cette classe dépend essentiellement de la fortune de la personne. Car oui, jusqu’à la première guerre mondiale, on affichait son appartenance à une classe en fonction de ses moyens.

Je profite donc pour ouvrir une parenthèse, qui s’adresse aux boutiques spécialisées dans les vêtements steampunk et victoriens. Vos vêtements de classe haute sont vendus excessivement chers, d’accord. Mais le fait que vos vêtements de classe moyenne voire basse soient approximativement au même prix, il y a vraiment une forte exagération !

Encore une fois, attention ! Le seul usage de l’époque victorienne comme cadre spatio-temporel d’une œuvre ne suffit pas à faire du steampunk. En effet, on parle ici d’un sous-genre de la science-fiction. Si l’histoire se passe à l’époque victorienne mais utilise des codes du genre fantastique, on parlera plutôt de « gaslamp fantasy ». Dracula, de Bram Stocker, en est un bon exemple.

Ce que l’on peut accorder au steampunk

Les pionniers du genre figurent parmi les références de la science fiction même. Jules Verne, pour avoir vécu à cette époque, s’était concentré sur les innovations technologiques de son époque pour imaginer celles du futur (le sous-marin avec 20 000 lieues sous les mers, le voyage spatial avec De la Terre à la Lune, etc). Même chose pour Herbert George Wells, qui cherchait cependant plus à faire réfléchir qu’à faire rêver. Albert Robida, qui est moins connu, avait imaginé par des illustrations ce que serait le monde d’aujourd’hui (assez amusant à regarder, et plutôt loin du compte).

On peut s’intéresser aussi à Charles Babbage et sa machine analytique (l’ancêtre de l’ordinateur). Babbage avait en effet déjà imaginé les principes de l’ordinateur et aurait pu les mettre en application. Babbage savait en effet qu’il était trop en avance sur son temps. Les moyens de l’époque ne permettaient pas de réaliser cette machine, du moins pas sans un financement important. On peut alors imaginer une réalité alternative où Babbage aurait pu réaliser sa machine – et cela a été fait ! Cela permet ainsi d’intégrer, dans une certaine mesure, des ordinateurs (électro-)mécaniques dans un univers steampunk.

En résumé, le steampunk doit aborder la science-fiction, avec un usage important de la vapeur, la mécanique et l’électricité, et adopter un cadre spatio-temporel qui correspond à l’usage de ce style de technologie – retour à l’époque victorienne, futur ou univers alternatif. Et non pas des bijoux fantaisie auquel on a collé des engrenages !

J’espère que cet article aura su éclairer votre lanterne si vous ne connaissiez pas le steampunk et/ou vous donner quelques arguments pour défendre ce genre auprès des béotiens qui lui font honte (vous épargnant ainsi un long séjour à Fleury-Merogis ou à Sainte-Anne).

Je vous laisse et vous dis à bientôt.

Watchinofoye

Posted in La chronique littéraire | Écrire un commentaire

Une nouvelle ère : l’âge de la vapeur

Bonjour.

Vous l’aurez remarqué, j’ai changé l’apparence du blogue. En effet, je souhaitais changer de thème pour en adopter un nouveau axé sur un genre littéraire que j’affectionne particulièrement : le steampunk.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ou sans le savoir, le steampunk est à la base un sous-genre de la science fiction, axé sur l’époque victorienne, coïncidant avec la révolution industrielle et donc avec la machine à vapeur.

Entre autres, je peux citer deux auteurs de référence pouvant être considérés comme steampunk : Jules Verne (Voyage au Centre de la Terre, Vingt Mille Lieues sous les Mers, De la Terre à la Lune, etc) et Herbert George Wells (La Machine à Explorer le Temps, L’Homme Invisible, La Guerre des Mondes, etc).

Sortant des sentiers battus et des genres maintes fois explorés comme l’heroic fantasy et la science fiction pure, le steampunk a su marquer mon esprit les quelques fois où je l’ai rencontré sans toujours m’en rendre compte.

Je marque cependant une pause, et ne reprendrai l’écriture que lorsque j’aurai enfin démarré dans la vie active. Je pourrai alors me consacrer à l’écriture de mon roman et de l’Odyssée de la ChatBox avant de reprendre l’écriture de petites histoires pour ce blog.

Je vous dis à bientôt.

Watchinofoye

Posted in Général | Écrire un commentaire

Le secret des Dieux

Apprends des autres ! Comprends les autres ! Pardonne aux autres !
Sois fort et courageux ! Sois ferme ! Sois glorieux ! Sois beau !
Comprends-toi et comprends le monde ! Et ainsi, il sera à toi !

Learn from others ! Understand the others ! Forgive others !
Be strong and courageous ! Be steady ! Be glorious ! Be pretty !
Understand yourself and understand the world ! And so it will be yours !

Posted in Lyrisme | Écrire un commentaire

L’enclos

Dans un pré bordé d’un bois se trouvait un enclos en bois à l’intérieur duquel des moutons paissaient tranquillement. Un jour, l’un d’eux bêla autrement qu’à l’accoutumée et le son qu’il émit fut si beau qu’il séduit ses congénères.

Dès lors, chacun s’empressa de tenter de reproduire ce bêlement jusqu’à y parvenir et obtenir ainsi un chant ovin qui résonnait au loin. Mais un mouton dans le troupeau ne chantait guère. Celui-ci était soucieux et s’acharnait à essayer d’ouvrir le portillon de l’enclos.

Il y arriva après maints efforts et galopa au loin comme pour fuir le plus grand des dangers. Un des moutons de l’enclos le vit partir précipitamment et, semblant comprendre son inquiétude, décida de partir à sa suite. Mais il était trop tard, car une meute de loups lui barra la route.

Les autres moutons auraient pu s’enfuir à leur tour tandis que la petite meute était occupée à s’en prendre à l’un des leurs, tétanisé par la peur, mais ils n’en firent rien et continuèrent de bêler gaiement.

Ils ne remarquèrent à aucun moment qu’à côté d’eux, des loups affamés et attirés par leur chant particulier s’apprêtaient à les dévorer, à commencer par le malchanceux qui ne cherchait qu’à échapper au danger.

Et tandis que dans le pré se déroulait un festin bestial et loin d’être frugal, un mouton courait vers l’horizon, poussé par la peur, jusqu’à ce qu’il oublie qu’autrefois il était un mouton.

Il se souviendrait néanmoins à jamais de ce jour fatidique, où les siens à l’esprit trop simpliste entamèrent ce chant qu’ils jugèrent beau sans chercher à comprendre qu’il mènerait à eux l’instrument de leur funeste destin.

Il ne saurait jamais que, parmi ce peuple qu’il condamnait si vite, il y avait un brave mouton qui ne cherchait qu’à suivre la voie de la raison mais qui fut mis à bas par ceux qui ne cherchent qu’à profiter des simples bêtes de pâturage.

Posted in Lyrisme | Écrire un commentaire

Parce que parfois faut pas chercher à comprendre

Il était une fois un haricot qui voulait épouser une fève. Mais il n’était pas assez riche alors il quitta les contrées chaudes pour explorer le monde. Il fit le tour des plus grands restaurants mais personne ne l’accepta alors il dut gagner sa vie dans les usines de conserves. Il fut mis en boîte dans une vulgaire boîte de haricots et finit dans une recette spéciale mélangeant des fèves et des haricots. Il put enfin se marier avec une fève. Fin.

Posted in Petits délires | Écrire un commentaire

Voyage initiatique

Un jeune prince sans royaume partit en quête d’un royaume sans prince.

Il parcourut de longs chemins, vécut de nombreuses aventures.

Son expérience lui apporta la sagesse et il apprit à comprendre le monde qui l’entourait.

Miséricorde et courage lui apportèrent la beauté.

Il enchaîna les victoires avec fermeté, il vécut la gloire et la splendeur.

Il fut alors confronté à son être, dernier obstacle, plein de vices et de lacunes.

Son équilibre nouveau l’empêcha de sombrer et il put alors atteindre le royaume qu’il attendait et qui l’attendait.

Cette expérience le fit devenir plus qu’un homme, plus qu’un roi, plus qu’un dieu.

Posted in Lyrisme | Écrire un commentaire

Kuru, dessinatrice, illustratrice, MAIS PAS PORTRAITISTE (Attation !)

Depuis le temps, il me semble que j’aurais dû la citer.

Elle a passé de longues années à s’entraîner au dessin. Elle n’a jamais pris de cours, une autodidacte pur beurre.

Et le résultat est époustouflant.

Voyez plutôt : http://kuru-da-bunbun.deviantart.com

Posted in Nos amis les artistes | Écrire un commentaire

Mariolette

Voici l’histoire discrète
de la petite Mariolette.
Ce n’était pas une fillette,
mais une glace à la crevette.
Tout le monde lui faisait la tête,
la fuyait comme la peste.
Hormis une fille simplette,
curieuse sans en être la bête.
Faisant là une découverte,
elle dégusta la tristounette.
Passant par le bord de mer, une mouette,
attirée par le fumet d’épuisette,
fonça sur la pauvre fillette,
qui, effrayée, laissa tomber Mariolette.

Et ainsi fond fond fond, la petite Mariolette.

Posted in Petits délires | Écrire un commentaire